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et Réalisation D.M.Chetti
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Jamel Tourisme Collo - Octobre 2005
- Site Actualisé le : 25/02/2008 |
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L’Algérie avec les 4 espagnoles de la cité des enfantsDu 01 au 8 avril 2007
Natividad, Carmen, Loudres et Tomaza. Quatre jeunes femmes espagnoles, de la ville «la cité des enfants », ont découvert avec Jamel Tourisme et pour la première fois l’Algérie. Durant 8 jours, on a traversé plus de 2500 kilomètres de routes allant d’Alger, à Biskra, en passant par Laghouat, Djelfa et Boussaâda. La ville suspendue sur des rochers, Constantine, fut la dernière étape.
En fin de cette journée du 1er avril 2007, l’atterrissage de l’avion d’Ibéria en provenance de Madrid est annoncé par l’hôtesse du bureau d’information du tout nouvel aéroport international d’Alger. Après les présentations, départ sur centre de la ville pour nous installer à l’hôtel Albert 1er.
Alger, Algérie, El Djazaïr, Icosium, Ifriquia,…
L’Algérie est un véritable livre d’histoire. Les milliers de gravures rupestres, reproduisant des denses, des rites et des scènes d’intimités, découverts dans le Tassili N’jars, sont la preuve d’une vie humaine qui existe, au moins, depuis 6000 ans avant notre ère.
En 814, toujours avant notre ère, la princesse Elissa fuit Tir et la persécution de son frère Pygmalion pour s’installer à Carthage. Depuis, les phéniciens avancèrent dans la partie occidentale du Maghreb créant des comptoirs phéniciens, soient les principales villes portières algériennes d’aujourd’hui.
L’Algérie, cette terre tant convoitée par les conquêtes, est témoin des deux guerres puniques qui opposèrent les numides aux romains aux III et II siècles A. C.
Durant le règne de Rome, le christianisme, qui connaît son apogée en 312, se propagea au sein de populations jusque là païennes. Mieux, l’un des plus célèbres réformateurs de l’église, Saint augustin, est algérien alors que l’une des universités les plus réputées est Madaure, située entre Souk Ahras et Constantine.
Au VII siècle, à l’instar de tout le Maghreb, l’Algérie est islamisée. Aujourd’hui, l’islam est la religion de plus de 99% de la population.
Au XIV siècle, l’Algérie accueille des vagues d’exilés musulmans et juifs venus d’Andalousie à la suite de la « Reconquista ». C’est, en dehors de l’apport des religions, le premier grand métissage des cultures et des civilisations dont a bénéficié la région.
Au XVI siècle, c’est la conquête commerciale espagnole qui ne dure pas. Les algériens feront appel aux turcs pour repousser les repousser. Mais, comme les conquêtes coloniales étaient le fait marquant du 19ème siècle, le pays, dans ses frontières actuelles, passa sous l’occupation française en 1830. Après 132 ans de présence française, l’Algérie est indépendante. Plusieurs vestiges de cette présence sont toujours présents. L’essentiel des tissus urbains et des infrastructures de bases datent de cette période.Alger, sa casbah, ses palais et ses musés.
Après avoir admiré l’imposant édifice de la grande poste, séparant les deux avenues Larbi ben Mhidi, ex Isly et Didouche Mourad, ex Michelet, nous empruntons la montée de cette longue artère. Malgré le poids des ans et les problèmes de gestion qu’à connu la cité, les lieux sont majestueusement sauvegardés. On passe devant la faculté centrale, dont une partie est située au dessus du tunnel qui porte le même nom et on continue jusqu’au parc de la liberté.
Ce dernier est un très beau jardin botanique formé en cascades. Le site abrite deux musées, Celui des antiquités et de la période médiévale que nous visiterons à tour de rôle.
En sortant du parc, 200 mètres plus bas, on est dans le célèbre musé du bardo. Ancien petit palais turc, il est, depuis 1930, après son extension, le plus important musé de la préhistoire et de l’ethnographie du pays. Pèle mêle, on découvrira quelques gravures rupestres, des objets d’antiquité, des habits traditionnels et le tombeau de la reine des touareg, Tin Hinan.
Après une matinée, aussi chargée de découvertes, un bon repas à base de brochettes de viande s’est imposé de lui-même. On avait vraiment faim ce jour là !
L’après midi, on part à la découverte de la casbah, ses mosquées, ses ruelles étroites et de quelques un de ses palais.
Le palais des Rais ou bastion 23, sur le front de mer, est rénové depuis une décennie déjà. Ouvert au public, c’est un petit livre d’une importante page de l’histoire de la citadelle.
Le palais, ou plutôt la série des palais, furent un véritable quartier résidentiel et une citadelle avancée pour la défense d’Alger, à la fois.
La visite la basse casbah est entamée en s’imprégnant du brouhaha du marché quotidien.
En face de la mosquée Ketchoua, on a le palais Dar Aziza. Le site est en rénovation à l’instar de la majorité des monuments historiques du pays. Construit au 16ème siècle, on dit qu’il est l’un des plus beaux palais d’Algérie. Il fut la résidence de Aziza, une des filles du Dey d’Alger avant qu’elle n’épousa le Bey de constantine. Juste en face, à l’entrée d’une ruelle d’accès à la casbah, le palais de « Khdaoudj el Amia ». Lui aussi est en rénovation. Il abrite le musée des arts et des traditions populaires. En bas, un artisan procéde à la rénovation de plusieurs objets dont une partie appartient au palais. On y trouve, des ustensiles, des couverts, des objets de décoration, …
Tipaza… Chez sainte Salsa
J’ai pris l’habitude, chaque fois de passage à Tipaza, de programmer une halte déjeuner à base de sardines grillées au petit port de Bouharoun. Peut être que ce sont mes racines d’enfant d’une autre petite ville portière, Collo, qui est derrière ce must. Ce jour là, le déjeuner, face à la mer, est une «assiette – pêche du jour »: Sardines, merlan, crevettes et espadon.
A 70 km d’Alger, dans cet ancien port phénicien au pied des monts Chenoua, on visitera le musé de la ville. Pièces d’antiquité, stèles puniques, sarcophages païens sont disposés ici.
Les représentations des légendes de Pélops, entre autres, attirent notre curiosité.
Pas loin de ce musée, un autre, le parc archéologique, est lui à ciel ouvert.
Les restes du village romain de Tipaza, témoins d’une cité qui fut opulente dans le temps, méritent d’être visités. Ainsi, après avoir était une colonie latine au 1er siècle de notre ère, le siècle suivant, elle devint colonie Romaine. Erigée à coté de Cherchell, Caesarea, capitale de la Mauritanie, elle fut réputée pour être une cité très attachée au christianisme. La légende de Sainte Salsa, la patronne des lieux, qui date du début du IV siècle mérite d’être racontée. Accusée d’avoir offensé une idole, cette jeune pieuse aurait été tuée et jetée à la mer pour s’en débarrasser définitivement. Seulement, une grande vague la ramena sur le rivage. Dans cet endroit se trouve sa sépulture.
Mes amies espagnoles seront attentives à ce qui s’est passé, ici, en 484 de notre ère quand le roi vandale Hunéric Genseric voulu contraindre la population de Tipaza a se convertir à l’hérésie arienne. Si la majorité des habitants de la cité se réfugièrent en Espagne, ceux qui sont restés, face à leur détermination, seront châtiés en leur coupant la main droite et la langue. La légende, raconte qu’ils garderont malgré cela à avoir l’usage de la parole.
En visitant, le mausolée de la Mauritanienne, perchée sur une colline dominat la cité, on repart avec plus de curiosités. Tombeau royal datant du III ème siècle AC il est sensé être la sépulture de Cléopâtre Séléné épouse de Juba II.
Laghaout – Djelfa …Djebel Ammeur ou l’amour du pays des Ouled Naîl
Arrivée à Laghouat, une fois installés au superbe hôtel El Boustene, nous partons à la découverte de la partie vieille de la ville. Chemin faisant, une halte en plein milieu du souk quotidien s’est imposée d’elle-même. Le lieu, duquel se dégage les odeurs inivrantes du persils et autres épices, grouille de monde. Les quatre belles femme de la cité des enfants se sont mêlée à la foule allant jusqu’à acheter qui des tomates, qui des citrons ou encore des oranges. Ras el Hanout et autre K’hol sont aussi achetés.
La visite commence par le musé communal, qui n’est autre que l’ancienne Eglise. Le sympathique Bouzidi, nous fera découvrir Laghouat et la région des Ouled Nail à travers l’exposition qui s’y trouve. Après, nous nous rendîmes sur les hauteurs de la vielle ville pour admirer, le coucher du soleil et les restes des Kseur avec leurs palmeraies.
A l’image de son ami, Hadj Keddour, absent ce jour là, Bouzidi rallie la maîtrise du sujet et la passion pour la cité.
On ne peut passer à Laghout sans se rendre à Ain Madi, siège de la célèbre confrérie de la Tidjani. En plus de l’histoire de cette zaouïa qui rayonne sur une grande partie de l’Afrique occidentale, c’est le légendaire palais de Kourdain, qui nous fera voyager dans le 19ème siècle pour revivre un véritablecompte d’amour écrit par le fils du chef de la zaouai, sidi Ahmed Tidjani et une la belle française, Aurélie Picard. On s’arrêtera devant la tombe de cette dernière et le mausolée de son mari. On voyait leurs ombres, ici, il y a deux siècles de cela, dans ce petit paradis. Lui, le basané, recevant ses sujets venus de Maroc, du Sénégal et autres pays d’Afrique. Elle, l’élégante blonde, se délassant dans ses jardins d’été, en face du pavillon réservé à sa famille.
A djelfa, après un déjeuner à base de viande du célèbre mouton des Ouled Nail grillée sur la braise, un tour dans le marché des tapis et des burnous nous fera plonger dans le décor de la vie bédouine. Après un café, dans le salon du très beau hôtel Amir, on prend la route vers Boussaada. Une escale avant de rejoindre, le lendemain, Biskra, le perle des Zibans.
Biskra, les palmeraies de Tolga et les balcons du Ghoufi
Se rendant de Boussaâda à Biskra, la première cité palmeraie qui nous accueillera est Tolga. C’est iciqu’est produite la datte « Deglet Nour ». Ami Mohamed, un octogénaire drapé dans sa gandoura blanche immaculée, nous reçevra dans sa palmeraie. Un véritable paradis en plein milieu désertique. On en sortira la tête pleine d’informations sur le palmier, la datte et les efforts de ces hommes et femmes du sud faisant des imprévisibles dunes, de belle oasis offrant tant de beautés aux regards des visiteurs et de richesses aux populations locales.
Une fois installés à l’hôtel les Zibans, on part à la découverte des balcons du Ghoufi sur la route de Batna par Arris. On est éblouie par la vue du village érigé sur des balcons naturels avec jardins et palmeraies. Les eaux de Oued el Biod, irriguent des figuiers, grenadiers et autres abricotiers.
Après un déjeuner à l’hôtel les Ziban à base de Couscous aux trois viandes et un repos de quelques heures, la fin de la journée est réservée à la visite de la ville, ses marchés et son jardin. La soirée, à l’hôtel les Zibans, est rehaussée par un dîner à base de Chekhchoukha piquante, certes, mais aussi par le jeu de la troupe folkloriques des « Ouasfane » munis de leurs Chekouas, Tbals et kerkabous. La présence, ce soir là, de 3 autres groupes de touristes de différentes nationalités a donné aux lieux des couleurs …prometteuses pour le tourisme algérien encore à ses débuts.Batna …Pour surprendre Diane dans ses bains
En rejoignant Constantine, une halte est observée à Timgad, dans la région de Batna. On ne peut traverser les Aurès sans visiter ce village romain perdu au pays des chaouie.
Timgad ou Thamugadi est perchée à 1072 mètres d’altitudes… aux pieds du mont Chelia haut de 2326 mètres d’altitudes.
Timgad est une colonie romaine fondée en l’an 100 de notre ère par Trajan. C’est la 3ème légion de l’armée romaine qui se chargea de la construction de l’essentiel de ses édifices.
Avec le directeur du musé de Timgad, on visitera cette cité romaine. On verra les restes des grands termes de l’est, du théâtre, des grands termes du sud, du fort Byzantin, du quartier du capitole et de la cathédrale donatiste, de l’arc de triomphe de Trajan , ..
On fera une incursion à l’intérieur musé, proprement dit, pour découvrir de très belles mosaïques, comme celles représentant des fruits, Neptune conduisant son char, Venus chevauchant un centaure marin, la toilette de l’hermaphrodite ou, encore, Diane surprise au bain par Actéon.Constantine…Dima Djazz
Un tel circuit est difficilement réalisable en une semaine. Le 7ème jour, autant les amies de la cité des enfants sont éblouies par la richesse de ce pays, autant le guide – chauffeur que je suis est fatigué. Arrivée tard, en fin de journée, à Constantine, elles n’auront que quelques heures pour découvrir avec mon assistant, Zakaria, les 7 ponts de la cité, la vieille ville et la mosquée Emir Abdelkader. Elles se découvre une incroyable énergie pour assister, après le dîner, durant une partie de la nuit, au théâtre régional de Constantine, à une soirée Djazz. En fait, la ville accueille, comme chaque année, le festival « Dima djazz ». Ce dernier est appelé à devenir international. Ce soir là, une note d’un voyage non achevé a été entendue et la tentation de revenir dans ce pays pour être le témoin de son émergence comme destination régionale est grande.Mourad KEZZAR