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Création et Réalisation D.M.Chetti - © Jamel Tourisme Collo - Octobre 2005 - Site Actualisé le : 25/02/2008

2ème Partie : Du macro environnement de l’ATV de la W de Skikda

En général, l’environnement macro économique est favorable comme c’est le cas pour l’ensemble des secteurs économiques depuis quelques années. Toutefois, avec l’hostilité du micro environnement, ces atouts ne sont pas ressentis par l’ATV.

A/ l’environnement économique
Les ATV de Skikda évoluent dans un environnement propice suite au taux de croissance encourageant. Une croissance qui s’est répercutée positivement sur l’emploi et le pouvoir d’achat, ce couple qui forme la demande solvable. Avec ce niveau de vie, en amélioration, c’est la tendance vers le choix de produits de qualité qui se confirme. Le consommateur algérien, suit le touriste étranger en devenant exigeant.
Cet effort, pour être orienté vers la consommation du produit national, doit être, à notre sens, accompagné par une politique de crédit à la consommation touristique.

1- l’environnement politico légal
En plus de la nécessité d’offrir aux ATV au moins les mêmes avantages que ceux offertes aux entreprises exerçant dans l’agriculture; il est question de promouvoir des textes pour protéger le voyagiste de la concurrence déloyale et le consommateur des pratiques illégales de la profession. Comme premières mesures, il est à inscrire l’adaptation des textes relatifs aux offices de tourisme aux nouvelles réalités économiques et politiques du pays. Un office est nul si sa composante n’émane pas pour au moins la moitié des professionnels de tourisme
Les comités de préparation de la saison estivale et des fêtes locales doivent être composées majoritairement des professionnels.
Le tourisme, avec d’autres activités, est considéré comme une industrie de substitution aux exportations en hydrocarbures. Or, les ATV qui se lancent dans le réceptif ne bénéficient pas de la batterie des mesures incitatives notamment la CAGEX et le PROMEX.
La CAGEX , l’assurance crédit à l’exportation, est « un contrat par lequel l’assureur s’engage moyennant une prime à indemniser l’assuré de la perte qu’il subit par suite au non recouvrement de sa créance en paiement de prix de biens ou services exportés. De dédommager des conséquences de l’interruption ou de l’arrêt définitif d’un marché d’exportation. De couvrir partiellement l’exportateur des frais inhérents à la prospection à l’étranger.. ».
Le dispositif PROMEX est un outil d’information, de conseil et de soutien aux exportateurs. Il a pour mission de participer au développent de la stratégie de l’Algérie en matière de commerce extérieur, d’observer et d’analyser l’évolution des marchés extérieurs, de constituer et de gérer un réseau d’informations liées à l’exportation hors hydrocarbures, d’assister les exportateurs dans leur conquête des marchés extérieurs et, enfin, d’initier et d’encourager toute action de promotion des exportations hors hydrocarbures.
A ce jour, aucune ATV n’a bénéficie de ce dispositif.

Livre 02 : L’Hôtellerie

1ère Partie : Micro environnement de l’entité hôtelière de la W de Skikda

Un hôtel est en relation directe avec au moins 6 acteurs essentiels. De cette relation, il tire des atouts et subit des menaces.

A / Les Fournisseurs :
Un hôtel développe des relations commerciales avec des fournisseurs tels les fournisseurs du F&B (restauration), les voyagistes et les grands clients.

1. Les fournisseurs F&B :
Le poids de la rubrique F&B est très important dans un établissement hôtelier. On voit mal un hôtel touristique sans une carte de mets recherchée. Or, de par nos traditions et le degré de développement de notre industrie touristique la cuisine n’occupe pas la lace qui lui sied. Pourtant coté chiffres, bien des hôtels du secteurs public et même du secteur privé n’arrivent pas à trouver leurs marques parce que ne maîtrisant pas le volet F&B. Pis, des hôtels sollicitent l’aide de l’état car se prévalant entité touristique alors qu’ils ne disposent même pas de restaurants. Actuellement, aucun dispositif d’assistance n’est envisagé pour encourager, dans un premier temps, et obliger, dans un second temps, les hôtels à se doter de cuisines.
Depuis quelques années, l’industrie agro alimentaire a connu un boom qui ne peut que se répercuter positivement sur l’hôtellerie même si on est loin des fameux conviniences food. Toutefois, une réflexion concernant le volet boissons alcoolisées est à souhaiter. On ne peut admettre un tourisme récepteur sans une cuisine démunie de la carte des vins.
2. Les voyagistes
Entre les voyagistes et les hôteliers existe une convention type. Toutefois, sur le terrain aucune relation commerciale n’existe. Ce vide est à chercher du coté de la concurrence. Tant que la demande est supérieure à l’offre, le recours aux voyagistes est secondaire pour un hôtelier si ce n’est synonyme de manque à gagner. Ainsi, seul l’investissement dans les lits peut donner de la place à la relation hôtel – voyagiste.
3. Les grands clients
ce sont chez nous les institutions. Ils sont la mamelle qui fait nourrir les hôtels publics. Aujourd’hui, c’est un atout, qui, une fois la concurrence installée va devenir une menace. Quand on a des hôtels qui réalisent prés de 30 % du chiffre d’affaires avec les institutions étatiques, il faut s’attendre à leur effondrement d’un jour à l’autre.

B/ La clientèle :
1. Le consommateur ou le marché de consommation :
Cette clientèle est celle qu’on dit de passage. Elle est importante pour les hôtels non classés.
2. Les tours opérateurs :
Sans véritable industrie touristique, la relation avec ces TO restera au stade de la promotion.
3. Les institutions :
Pour les trois étoiles et plus c’est le client le plus important.

C/ La concurrence :
Devant le déficit en lits, il n’existe vraiment pas de concurrence. Toutefois, pour les hôtels balnéaires, durant la saison estivale, la concurrence leur vient des pays voisins. Rares sont les établissements qui réalisent plus de 80% de taux d’occupation sur deux mois.
La concurrence qui existe, elle, est déloyale. Elle concerne l’activité caterrung où tout le monde peut y accéder alors que c’est de l’hôtellerie.

E/ les banques :
En attendant l’hypothétique banque spécialisée, les hôteliers ne bénéficient pas de dispositifs spécifiques, ni de crédits de compagne. Aujourd’hui, il faut un fond de garantie pour les prêts orientés vers les activités hôtelières et touristiques.

F/ Formation et qualité :
Les hôteliers souhaitent voir l’état encourager une politique de formation à même de développer les métiers liés au secteur du tourisme.
Ils souhaitent aussi que l’état , en concert avec eux, détermine une norme de qualité , par exemple 2010, où des efforts pour l’atteindre seront consentis par les établissements classés et l’état selon un montage financier qui prend en considération les objectifs de l’état et de l’entreprise hôtelière.


2ème Partie : Macro environnement de l’entité hôtelière de la W de Skikda

A/ l’environnement économique
L’environnement économique est favorable avec un taux de croissance acceptable et une intense activité des institutions. Jamais, depuis l’indépendance cet environnement n’a été aussi porteur. Reste que les mesures d’incitation économique doivent être revues telle un taux réduit de la TVA et une exonération de certains droits comme le droit de timbre et la TAP.

B/ l’environnement politico légal
- Des actions pour garantir la confidentialité de l’identité des clients, les mutations des moeurs, le respect des dispositifs d’agréments des gérants d’hôtels doivent être menées.
- Des actions en vue de faciliter l’accès à la propriété des hôteliers titulaire de fond de commerce ou de droit de concession
- Revoir les conditions liées aux établissements de 1ère catégorie.
- Faire bénéficier les hôtels situés dans les villes balnéaires même ceux qui ne sont pas sur la lisière maritime de droit à la jouissance de plages au prorata des lits à la place de l’actuel texte relatif à la concession des plages.

Livre 3 : Les offices de Tourisme :

Nous avons le regret de constater que les offices de tourisme sont toujours vus comme les « ex-SIT ». L’Algérie est en 2005. Le secteur touristique est une grande et complexe industrie et il faut que les mentalités s’y adaptent.
On a le regret de voir que les offices de tourisme locaux ne sont jamais invités directement à des séances de travail et de concertation avec l’office national de tourisme. Plus grave, ce dernier, comme d’ailleurs le ministère relègue à un second plan le travail de ces derniers.
Chaque année on attend des offices de prendre part au « SITEV », salon de tourisme d’Alger, mais nous avons rarement vu le Ministère répondre à une invitation des offices pour participer aux activités des offices locaux. L’expérience est là pour plaider pour une autre approche définissant les relations entre l’administration et les opérateurs touristiques, vrais professionnels, y compris en matière d’organisation des manifestations thématiques.
Aujourd’hui, il est grand temps pour plaider en faveur :
- D’un statut particulier des Offices de tourisme qui en fera l’outil local de concertation, de promotion et de régulation de la chose touristique.
- De la dotation des offices de conseils d’administration dont les sièges seront répartis au prorata des subventions et apports financiers.
- De la non libération des subventions que si au sein des conseils d’administration siègent des professionnels et à majorité.
- De revoir le système des statistiques touristiques afin de ne pas rester la risée des autres secteurs.


Conclusion
Encore une fois nous remercions Monsieur le Ministre pour avoir donné la parole aux professionnels. Nous souhaitons que cette parole nous soit donnée au niveau local à travers une présence plus active dans les offices de tourisme et autres commissions … afin d’avoir les moyens de notre mission qui consiste à participer à la stratégie nationale de développement touristique.
Merci

Intervention présentée par Monsieur KEZZAR Mourad
Propriétaire de l’agence JTC / Journaliste professionnel de tourisme

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